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Les arriérés : de l'asile à l'usine

Par ZAFIROPOULOS, MARKOS
978-2-228-91517-5
(9782228915175)

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978-2-228-91516-8
(9782228915168)
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Au XIXe siècle, les arriérés de l'asile sont tous issus des classes populaires, notent les médecins de l'époque, en ajoutant que c'est donc dans les taudis ouvriers et l'amoralité des pauvres, qu'il faut aller chercher les causes de la tare. En revanche, un épais silence enveloppe l'existence d'enfants idiots au sein des milieux bourgeois. L'auteur s'attache à démontrer ce que doit à cette imposture l'invention de la débilité légère et, plus globalement, la notion d'arriération mentale dont on use aujourd'hui. La mobilisation des parents, les progrès de la médecine conduisent, dans les années 50, à l'émergence d'associations de parents d'enfants inadaptés, qui ont développé depuis une filière de centres spécialisés situés entre l'école et l'hôpital : les instituts médico-pédagogiques et professionnels (pour enfants et adolescents) et les centres d'aide par le travail (CAT), pour les adultes. Dans cette dernière structure, le travail est présenté comme une technique thérapeutique. C'est l'histoire de cette filière, le poids qu'elle a pris par rapport aux autres modes de prises en charge (asilaire ou familial) et sa logique de fonctionnement qui sont analysés ici. L'auteur montre enfin comment les pouvoirs médico-pédagogique et patronal s'accordent pour invalider la parole du sous-prolétariat des CAT, en la renvoyant perpétuellement dans l'ordre de la folie. Par là, les soignants interdisent définitivement aux arriérés mentaux de se faire reconnaître comme sujets.
Au XIXe siècle, les arriérés de l'asile sont tous issus des classes populaires, notent les médecins de l'époque, en ajoutant que c'est donc dans les taudis ouvriers et l'amoralité des pauvres, qu'il faut aller chercher les causes de la tare. En revanche, un épais silence enveloppe l'existence d'enfants idiots au sein des milieux bourgeois. L'auteur s'attache à démontrer ce que doit à cette imposture l'invention de la débilité légère et, plus globalement, la notion d'arriération mentale dont on use aujourd'hui. La mobilisation des parents, les progrès de la médecine conduisent, dans les années 50, à l'émergence d'associations de parents d'enfants inadaptés, qui ont développé depuis une filière de centres spécialisés situés entre l'école et l'hôpital : les instituts médico-pédagogiques et professionnels (pour enfants et adolescents) et les centres d'aide par le travail (CAT), pour les adultes. Dans cette dernière structure, le travail est présenté comme une technique thérapeutique. C'est l'histoire de cette filière, le poids qu'elle a pris par rapport aux autres modes de prises en charge (asilaire ou familial) et sa logique de fonctionnement qui sont analysés ici. L'auteur montre enfin comment les pouvoirs médico-pédagogique et patronal s'accordent pour invalider la parole du sous-prolétariat des CAT, en la renvoyant perpétuellement dans l'ordre de la folie. Par là, les soignants interdisent définitivement aux arriérés mentaux de se faire reconnaître comme sujets.

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